
Quelque chose de très surprenant m'a étonné lorsque je suis arrivé à Istanbul : Il fleure bon un parfum d'antan lorsque nous nous promenons dans l'ancien quartier de Pera ( Aujourd'hui Istiklal Cadesi, Tünel, etc.). Un nombre impressionnant de vendeurs qui passent, pauvrement vêtus, avec des charettes en bois et aux roues cerclées d'acier. Il vendent tout ce qui est possible et inimaginable de trouver dans quelques coins de rues que se soient. Broutilles et déchets de brocantes, vieux briquets ou boites à tabac de la manufacture de l'Empire Ottoman, boutons de manchettes rouillés à l'effigie de Mustafa Kemal Atatürk. Vous trouverez également des vendeurs de poissons, rebus donnés par le poissonniers à ces pauvres hommes sans ressources, mais aussi des vendeurs de produits d'entretiens et plus original encore, des bouteilles et flasques pour triater ses plantes. L'Homme vend des mélanges remplis dans des bouteilles de Raki, concocte da potion à n'importe quel endroit....ils sont itinérants, appellent le client, le suivent parfois, et propose un ensemble de petites choses qui nous interpellent, européens...
Qui oserait imaginer des vendeurs en charettes vous proposer du poissons sur la place Saint Germain à Paris ?
Ajoutez à cela les vendeurs de Simit , petits pains rond ressemblant à des Bagels, placés à des endroits fixes, aux quatres coins de la ville.... A tous les coins de trottoir, entre les pots d'échappements, on vend des moules (midye), bien rangées sur un plateau rond entres quelques rondelles de citron...
Istanbul recèle de ces petits trésors originaux que nous ne trouvons plus en Europe. Le temps de l'itinérance succède au temps du stationnement au gré des heures du jour...de l'affluence des lieux et des saisons.
C'est un retour au passé mais aussi un solide piliers de l'économie turque...les vendeurs ambulants, plusieurs dizaine de milliers, représentent un pan important du PNB turc...
S'asseoir à la terrasse d'un café et observer ces vendeurs, passer ici où là, est un aspect étonnant et relativement esthétique de "la Sublime Porte"...
