lundi 16 février 2009

La Turquie et l'Europe vu du ciel

C'est un étrange paysage qui se dessine sous nos pieds, lorsque l'Airbus s'arrache du sol pour nous ramener en France. Le temps exécrable et la célérité de l'appareil demandait de regarder activement la ville se dérober sous nos pieds. Istanbul est bouillonnante, construite de façon anarchique, des immeubles entassés les uns sur les autres, parsemés de minaret...

Quelle surprise après une heure de vol et un ciel dégagé de tout nuage. Des villes concentriques avec comme épicentre, la mairie et l'église : bienvenue dans l'Europe chrétienne ! Tout la ville s'est organisée autour de ce noyau religieux épicentrique.
Nous traversons les plaines et les monts enneigés de Slazbourg, la froide et austère capitale serbe, Belgrade.

Puis nous glissons peu à peu vers la Suisse, FriedrischHafen, Berne.....Enfin la France : Nous arrivons à la verticale de Dijon et commençons notre descente  autour d'Auxerre.
Les clochers apparaissent, les champs,  et leur organisation en enclosure ...

Une histoire et des cultures bien différentes se sont dérobées sous nos pieds....

Au revoir Istanbul, au revoir Atatürk...

lundi 9 février 2009

Université Galatasaray, La Turquie " à la française"


Bienvenue dans le temple de la francophonie en Turquie.
L'Université Galatasaray se situe sur la Ciragan Caddesi, dans l'arrondissement d'Ortaköy, sur les rives du Bosphore. Habillée de Jaune et de rouge, aux couleurs du club de football et du Palais de Galata, vous êtes reçu par des universitaires ou personnels administratifs parlant le turc et le français.
Crée à l'initiative des gouvernements français et turcs au début des années 90, l'Université Galatasaray se veut le temple de l'élite francophone turque. Université publique, elle reçoit des élèves de tout le pays, recrutés sur concours, dans des domaines aussi différents que l'économie, le droit, les relations internationales et la communication.
Tous les étudiants turcs parlent plus ou moins bien le français, langue " principale" de l'université.
Les bâtiments anciens sur le Bosphore accueillent les différents départements de l'Université (RI, Langues...). Une jolie maison en bois blanc fait office de bureau du recteur de l'Université, sur les rives du Détroit, drapeau turc hissé sur la hampe. 2 caféterias, une cantine proposant midi et soir un repas pour 2 €, à tous les étudiants.

Les cours au département des Relations Internationales ont été de très bonne qualité, par des professeurs de grandes qualité, extrêmement disponible et très compétent. Les cours de Droit Institutionnel ou Droit de la Concurrence ont été passionnant grâce à la pédagogie hors-norme de M.Tezcan. La qualité des cours de Politique étrangère des Etats-Unis de Mme Türkmen, responsable du département des Relations Internationales, son accueil chaleureux envers les étudiants Erasmus, me laisseront un souvenir impérissable.

Les étudiants viennent de tous les milieux sociaux, même s'il faut reconnaître que c'est l'élite sociale et culturelle qui domine. La grande disponibilité de ces étudiants envers les ERASMUS, ferait pâlir certains étudiants d'universités françaises qui accueillent plus simplement leurs étudiants étrangers...

Une belle université, temple de l'élite turque, qui me laissera un excellent souvenir.



vendredi 6 février 2009

Le Palais de Dolmabahçe : Résidence des Sultans et dernière demeure d'Atatürk




Le soleil brille en cet après-midi de Février. L'Hiver semble avoir été chassé par les rayons d'un soleil de carnaval.
Le Palais Dolmabahçe se situe près de Besiktas, arrondissement de la métropole Istanbul. Situé sur les rives du Bosphore, il impose un reflet d'Orient sur les flots reposants du Détroit.
Lorque vous entrez dans l'enceinte du Palais, ce sont les militaires d'apparat qui vous accueillent, casques blancs étoilés du drapeau républicain, et long manteau vert kaki. Ici on garde et on surveille le temple de la proclamation de la République Turque par Mustafa Kemal Atatürk, et on se remémore les heures de gloire des derniers sultans d'un empire promis au démantèlement. C'est un doux mélange d'Histoire présente et passée, du Harem de l'empire Ottoman, aux salles de réception du Père des Turcs, quelques mois avant sa mort. On côtoie les nostalgiques de l'Empire, et les patriotes attachés à leur "père"...
L'enceinte et la première cour semblent coupés du Monde. Nous quittons le tumulte des avenues d'Istanbul balayées par des flots de voitures et de bus toujours plus bruyants, pour entrer dans un jardin arboré reposant, une fontaine placée en son centre. Ce soleil doux qui réchauffe les âmes froides sorties de l'Hiver nous transportes presque un siècle en arrière.

La visite dure une bonne heure ( le guide est trop pressé, dommage)  et nous déambulons dans les salles les plus importantes du Palais : Réception, salon des Ambassadeurs, Chambres du Sultan et de Mustafa  Kemal Atatürk, où il mourut en 1938. Toutes tournées sur le Bosphore. Nous passons par le Hamam lui même ouvert sur le détroit, et nous traversons des salons ornés de Lustre Baccarat ou de vases offertes par l'Empereur Guillaume II. Ce palais est l'histoire d'une transition historique, d'un mélange, où les vieux téléphones du Gazi côtoient les peintures rupestres des chevauchées balkaniques.
Dolmabahçe (prononcez Dolmabaché) fut construit  entre 1842 et 1853 pour remplacer le  vieux Palais de Topkapi ( Topkapeu). Il est composé de trois parties ( Quartier des Hommes, le Salon des Cérémonies, le Harem). D'une superficie de 45000 m2, il comporte 285 pièces, 46 salles de bains, 6 hammams et un célèbre escalier de cristal composé de cristal de Baccarat, laiton et acajou en forme de double fer à cheval.

Le Palais n'est pas très bien entretenu, la moquette est défraîchie, certains sièges sont ternis, les tasses et soucoupes des sultans sont sales, l'argenterie oxydée...

La visite se termine par le Salon des Cérémonies, où fut entreposée le corps d'Atatürk quelques jours après sa mort. Décédé le 10 Novembre 1938 à 9h05 du matin, toutes les horloges du palais y ont été arrêtées depuis. Chaque année, le jour de sa mort, des centaines de turcs se rendent à Dolmabahçe, drapeau à la main, pleurer la disparition de l'Homme le plus important de la République.

Dolmabahçe est une visite incontournable, très agréable et historiquement riche.

Prix : 15 YTL ( 8 euros) / personnes. Ouvert tous les jours sauf le Lundi et le Jeudi.